Le 26 juin 2010 à 21h00 – Devant l’Eglise Saint Bernard-ONB

Orchestre National de Barbès

IO et nouvel album : « Rendez-vous à Barbès »

Quelque part sur scène entre 1995 et 1996, composé de musiciens parisiens issus d’horizons divers (Algérie, Maroc, France d’en haut, France d’en bas, d’à côté et d’ailleurs).` L’orchestre enflamme les planches du monde entier avec sa musique métissée, c’est résolument un groupe de scène. Pour cela, leurs albums sont comme des aires de « cristallisation » sans calculs ou plans de carrière pré-établis. Après le succès du premier album « Live » en 1997, vient « Poulina » en 1999 puis quelques années plus tard l’album « Alik » en 2008. Depuis ce troisième opus et après quelques centaines de concerts, de Barbès à Montréal, de Toulouse à Essaouira, de la Courneuve à Monaco (Bal de la Rose), se cristallise « Rendez-vous Barbès ». Ouf ! Cette fois on n’a pas attendu trop longtemps et c’est tant mieux car dès les premières mesures de l’album la voix chaude d’Ahmed Bensidhoum nous invite sur le dance floor au son du glall (derbouka bass) sur un rythme alaoui façon Franz Ferdinand. Pas le temps de se reposer, l’auditeur est entraîné dans un ska oranais aussi inattendu que réussi, chanté par Mehdi Askeur et agrémenté d’une surprenante guitare à l’esprit pulp-fiction interprétée par Fatahla Ghoggal. Le mélange des genres a toujours stimulé l’orchestre, nous voilà donc dans une ambiance reggae avec la gouaille du chanteur percussionniste Kamel Tenfiche avant d’être aspiré dans l’univers envoûtant d’un dub du désert (Chorfa) à la voix mystique d’Hafid Bidari, l’instance gnawa du groupe. On n’est pas au bout de nos (agréables) surprises quand arrive ce titre inclassable du bassiste Youssef Boukella « Barbès », si on tend bien l’oreille il y a des gremlins dans les arrangements. Il est l’heure du Transmaroco express au son pas synthétique du synthétiseur de Taoufik Mimouni pour l’adaptation d’un 6/8 marocain. La balade continue au son du gumbri (instrument traditionel gnawa) retour dans le désert assuré avec en invités le band gnawa Bania. Les doux claviers de Mustapha Mataoui et la batterie de Michel Petry pour soutenir un texte qui conte avec humour les souffrances d’un clandestin. On ferme les yeux et nous voici dans un vieux cabaret Oranais pour une mélodie tout droit sortie d’un scopitone. Le voyage se termine sur une émouvante note chabi dont le mandole et la voix ne laisseront personne indifférent. Emmanuel Le Houezec promène son sax chatoyant et Khliff Miziallaoua ses riffs de guitare au son hendrixien. Dans ce groupe tout le monde chante et joue de plusieurs instruments au service d’une musique débridée et sans complexe pour un merveilleux album de pop nord africaine.


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